19.06.2007

Faith

A quelques pas de l'hôpital, lieu où je passe une grande partie de mes journées, il y a çà.

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Soit une église intitulée Notre Dame de Fatima. Et çà m'a remis en mémoire ma dernière visite en un lieu saint.

J'étais assis sur le premier banc (en partant du fond, comme en collège...), et je regardais ma filleule allumer un cierge pour... je ne sais plus trop pourquoi, d'ailleurs. Elle est restée debout un moment, protégeant la flamme jaune avec sa main le temps que celle-ci se gorge d'oxygène. Puis elle s'est agenouillée, et a courbée la tête.

J'ai commencé à incliner la mienne, puis je me suis arrêté à mi-chemin, coincé au milieu, comme toujours.
Je crois en Dieu.

Peut-être pas le Dieu catholique, ni même le Dieu chrétien parce que j'ai du mal à voir un Dieu qui serait élitiste. J'ai aussi du mal à croire que quelque chose qui a crée la forêt tropicale humide, des océans et un univers infini créerait, dans le même processus, quelque chose d'aussi contre nature qu'une humanité à son image. Je crois en Dieu, mais non comme un il ou une elle ou un çà, plutôt comme quelque chose qui défie ma capacité à conceptualiser au sein des systèmes de références plutôt piètres dont je dispose.


Cà fait longtemps que j'ai arrêté de prier (ou de courber la tête, d'ailleurs), depuis l'époque où mes prières se sont changées en psalmodies implorant tour à tour la richesse infinie, la découverte subite d'un don surclassant de loin les capacités humaines, et surtout l'apparition de sentiments entre Sandrine P. et moi, et par dessus tout la possibilité de voir enfin ses dessous que je devinais lorsqu'elle sautait à l'élastique dans la cour du CM2...


Lorsque j'ai changé de classe pour emprunter la voie qui allait bientôt me conduire à un destin des plus reluisants (selon mes parents), j'ai assisté à la disparition de ma muse au fond d'un impuissant magma d'émotions.
Après, le monde a continué de tourner, et tout contrat entre Dieu et moi-même avait été rompu, inhumé dans le trou de mes illusions perdues.

Mais bon, à part moi, beaucoup y croient. Trop?

Sinon, comme en fait je suis gentil, je vous ai rajouté deux titres.

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Un de Message to Bears déjà évoqué hier, et qui m'a fait la gentillesse de m'indiquer un lien pour en avoir un peu plus.

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Et surtout Summer Mayne, originaire de Seattle, USA, et qui nous présente à la fois sa personne, sa famille, ses amis, sa musique, bref, un peu tout ce qui fait sa vie sur son site, site qui comme tous les autres est largement délaissé aux dépens de myspace... Dommage, parce que l'interface de myspace est moche, pas suffisament personnalisable pour que certains s'en sortent et d'autres non... Beurk. Le seul avantage, c'est que les titres sont facilement disponibles...

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18.06.2007

Travelling

 Par un bizarre hasard qui m'a vu remonter de ma Bretagne quasi-natale (c'est un grand débat de savoir qui met Nantes en Bretagne et qui l'en exclut, mais là n'est pas la question du jour) après avoir posé mes guètres dans un Cantal orageux pendant une petite semaine, puis de redescendre sur Bordeaux en cette fin de semaine un peu agitée, bref, en ayant effectué un petit tour de France assis sur mon cul dans une voiture pas assez climatisée à mon goût, j'ai croisé aux alentours d'Angers et dans ma radio (qui s'obstinait à ne pas vouloir me laisser écouter ma radio préférée malgré ou à cause d'un RDS déficient) un morceau qui me disait vaguement quelque chose, mais sans que j'arrive trop à cibler d'où cela me revenait...
Et toc, est-ce que c'était CSS? ou autre chose, ou pas, bref, je nageais un peu dans le brouillard, pensant vaguement à tous ces morceaux dont j'ai oublié les auteurs et l'heure de passage, donc irrémédiablement perdus pour mes oreilles.
Ni une ni 2 1/2, je note la radio (Radio G) , l'heure de passage (14h39), et sitôt connecté, envoie un mail pour en savoir plus.
Réponse deux jours plus tard d'une certaine Joanne (merci beaucoup Ma Dame), il s'agit en fait de Tender Forever signée il y a quelques temps déjà chez K Records.

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Bon, déjà, j'avais assité à une de ses prestations il y a longtemps lors du festival LFSM, et je n'avais pas été super marqué, mais quand même, pour que je m'en souvienne, rétrospectivement, c'est qu'il y a eu quelque chose.
Je passe donc à Angers, ou pas loin, parce qu'à Angers, on ne fait que passer, hein, on ne s'y arrête pas, surtout quand on est nantais (quoique, l'année prochaine on retrouvera des derbies...), et puis je vais à Bordeaux mercredi, ville dont elle est originaire.... Cà fait trop de coïncidences pour que je ne vous en parle pas bien en retard par rapport aux autres, soit, mais quand même.

 

Tender Forever - Happy Birthday
Tender Forever - Take it off
Tender Forever - Then if I'm weird I want to share

 

Je voulais également, et depuis longtemps, vous parler de Message to Bears , mais malgré mes quelques appels du pied et une promesse de la part de Jerome Alexander de me contacter dès lors que son album ressortira (il est malheureusement épuisé, gage de qualité s'il en est (ou d'autoproduction à très petit volume, c'est au choix...)), je n'ai malgré mes recherches rien d'autre à vous offrir que sa page mise en lien... snif...
du coup je vous mets quand même un clip (qui fait surement partie des clips les plus pourris du monde), mais allez voir myspace, j'adore.

ps: cool, une émission de radio reprend ici, même qu'ils font des podcasts parce que c'est à la mode, mais chez eux çà a une autre saveur. Bises guys (and lady...)

 

 

 

 

 

 

17.06.2007

Clip


Snow Patrol, sur un clip de Claude Lelouch. Pour un parcours que j'emprunte très souvent, juste pour finir par me garer, comme lui, tout en haut....

30.03.2007

incorrigible

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Le choeur des voix qui condamnent toute violence est innombrable et implacable. Qui pourrait se permettre d'être en désaccord avec ce sentiment? Je crois cependant que nous pourchassons le mauvais ennemi. C'est la cruauté, en particulier lorsqu'elle est stupide et qu'elle s'abat sur les êtres sans défense, qui a toujours été mon souci principal des faillites humaines. Mais mon point de vue n'a rien d'exceptionnel. Quiconque travaille dans les services de l'ordre, l'assistance sociale ou la psychiatrie sous toutes ses formes de réadaptation, porte en lui un calepin mental dont les pages ne s'estompent jamais avec les années.
Je crois sincèrement que les films, les images et les faits divers nous attirent parce que la violence et le mal qu'ils contiennent semblent avoir une explication, un début, une fin. Ils se voient restreints à un ou des individus, lesquels, dans le portrait qui leur est donné, prennent des proportions tragiques, au point que nous sommes conduits à nous convaincre que le problème n'est pas endémique à l'espèce...
Mais je pense que la réalité est autre.
Et Hugo, dont le père n'a rien trouvé d'autre à faire que de lui faire avaler de l'acide chlorydhrique parce qu'il n'arrivait plus à espérer quoique ce soit en ce bas monde, Hugo dont la gorge est désormais ravagée par des travées sanglantes, dont le seul regard suffit à vous glisser un froid glacial dans le dos, Hugo, désormais, fait partie de ces pensées qui me reviennent souvent, qui reprennent vie  soudain comme des péchés se dérobant à toute rémission, hormis que la culpabilité en est de nature collective, ou l'acte un aveu criard tellement pitoyable de notre inhumanité, notre ignorance tribale que le simple fait de le reconnaitre conduit au mépris de soi-même.
Et alors, qu'un homme acculé décide de mettre fin à ses jours me semble déjà un aveu de faiblesse trop coupable, qu'il décide d'emmener sa progéniture, chair de sa chair, dans des tourments imaginés d'on ne sait où... Je pense que la réalité est autre.
Culpabilité personnelle ou collective? En ces temps d'élections dans lesquelles j'ai de plus en plus de mal à trouver à la fois un sens et un intérêt, tant l'on finit par juger des candidats plus que leurs programmes, mon coeur a choisi. Culpabilité personnelle de côtoyer ces âmes perdues, pour lesquelles le mot mort n'est jamais abstrait.
J'annonçais des posts plus joyeux, moins tendus, mais l'essence de ces anecdotes professionnelles me laisse toujours ce goût de cendres, ce dégoût latent de nos actes et de mon incapacité à ne pas les juger, eux qui ne sont que le reflet de ce que nous leur laissons comme chance. Ou tout au moins est-ce ce que j'espère encore et toujours songer, que la cruauté n'est pas en cause. Mais la réalité est toute autre...

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Death Cab For Cutie m'accompagne ce soir, et ce depuis quelques temps déjà. Etonnant comme certains groupes peuvent être considérés ailleurs, et ignorés chez nous. C'est bien évidemment une stratégie marketing déficiente. Ou tout au moins je préfère y croire. Parce que, très franchement, ce serait un immense gâchis, non?

Death Cab for Cutie - Crooked Teeth

Death Cab for Cutie - I will follow you into the dark

Death Cab for Cutie - Different name for the same thing

29.03.2007

Born again

Il y a ceux qui, pour des raisons politiques, aiment à parler de prisons tout confort ou grand luxe. Mais où qu'elles soient situées, les prisons sont toujours des lieux où il ne fait pas bon se trouver, qu'elles soient à Liverpool, d'où vous venez, ou même à Paris. Quiconque est d'avis contraire n'a jamais séjourné derrière les barreaux.
Imaginez un univers où les lumières ne s'éteignent jamais, où vous déféquez à la vue de tous sur une cuvette zébrée par les coulures d'urine d'inconnus, où jamais vous ne dormirez tout à fait, entouré que vous serez par le fracas du métal qui claque, les voix irrationnelles résonnant dans les couloirs, clamant des innocences perdues ou des récréminations illusoires...

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Une caractéristique peut-être plus abominable encore de la prison est ce déni absolu de toute identité qui avait pu être la vôtre avant que vous ne pénétriez dans ce morceau de géographie limitée où le temps peut parfois se mesurer en périodes successives de cinq minutes que semblent droit sorties du Neuvième Cercle de Dante.
Vous y apprenez trop vite que la violation personnelle de votre moi est considérée comme un évènement aussi insignifiant, aussi ancré dans le cours des choses que l'oubli volontaire de votre patronyme, l'interjection condescendante où les regards haineux.
Jusqu'à ce que vous cessiez d'être à vos propres yeux une exception aux règles du romanesque pénitenciaire...
Et alors, de retour dans cette sphère que je n'ai pas quittée, où rencontrer des aides transitoires vous réconcilie parfois avec une humanité dans laquelle parfois on a du mal à croire, quand tout semble se liguer contre vous, mur trop haut pour laisser passer la vue, et trop dur pour espérer y laisser ne serait-ce qu'une trace... merci à certains que j'ai croisé ici où là, merci à d'autres d'avoir eu la décence de me laisser me noyer quand j'en avais besoin. Je ne vous promets pas de vous rendre la pareille, puisque je ne vous souhaite pas d'y être confronté. Mais merci quoiqu'il en soit.
Or donc, revenons à nos moutons. Promis, ma plume (si on peut l'appeler ainsi...) sera moins noire (j'espère). Born again, as said before. J'ai en tout cas récupéré un chez moi, une connexion et un cerveau. Ce qui n'est pas la moindre des choses, vous en conviendrez sans souci.

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Et de retour avec The Killers qui figurent étonnament (je ne connaissais pas cette connexion) avec un autre petit groupe que j'écoute depuis peu, à savoir Air Traffic... Un groupe dont Sam's Town me plait définitivement beaucoup, et un autre que je ne connais presque pas. Demain j'attaque mes classiques!

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